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Le blog d'Emmanuelle

Le parfait, c'est de l'imparfait qui s'aime

2 Juin 2015

C'est une citation, tellement juste, de Marc Vella.

La vie est un jeu. Un grand jeu de l’univers qui s’essaye à la matière. Tout est énergie. La matière est de l’énergie condensée, densifiée. Notre planète est très dense, la matière y est très dense. Nous sommes composés de milliards de cellules, elles-mêmes composées de milliards de particules (atomes, protons, électrons, etc.). À l’échelle la plus fine, tout cela n’est que de l’énergie. Nous sommes des fragments d’univers qui jouent à la vie, qui expérimentent la matière, la densité, la finitude et l’imperfection. Nous n’avons pas de destin tout tracé. Nous sommes ici pour vivre. C'est-à-dire jouer, expérimenter, évoluer. Il n’y a pas de sens de la vie autre que celui-là. Nous sommes la vie.

L’univers suit des lois physiques qui maintiennent sa cohérence. Les pensées créent la réalité. La physique quantique nous dit que la réalité n’existe pas avant que nous l’ayons mesurée. Une fois mesurée seulement, elle va prendre corps, elle va se « pétrifier » dans la matière. Et ainsi créer le passé. À chaque instant, nous ne créons pas le futur, nous créons le passé. Le futur est la matrice des possibilités qui s’offrent à nous. L’instant présent pétrit le futur pour en faire le passé. Le passé est toujours en construction. Mais pour que cela se fasse il y faut une intention, une idée, une pensée. Il faut y croire. Il est connu qu’un enfant à qui l’on répète qu’il est un cancre le sera certainement. De même avec les étiquettes, les catégories et les jugements que l’on porte bien vite et bien souvent sur les autres… et sur nous-mêmes. Ces jugements ne sont vrais que si nous y croyons.

Pour faire cette expérience de la matière, de la finitude et de l’imperfection, bref, de la vie sur Terre, nous prenons corps. Ce corps est notre outil, qui nous permet l’accès aux sens et à la matière. Nous avons un second outil : le mental. Ce formidable ordinateur permet d’utiliser le corps, de se déplacer, de communiquer… Il est aussi en lien avec notre Moi profond via l’imagination. L’imagination est comme un écran de télévision interne sur lequel nous pouvons projeter tout ce que nous voulons et dépasser les limites de notre corps physique. Nous pouvons y tester différentes alternatives avant de faire un choix dans le monde matériel. Nous pouvons y chercher des réponses. L’imagination est proche de l’intuition. L’intuition elle, c’est notre connexion directe avec notre Moi profond.

Lorsque nous laissons notre mental à sa juste place et que nous ne nous laissons pas envahir par lui, alors nous pouvons ressentir notre Moi profond. Qui est confiance (foi), bienveillance, amour, gratitude. Et nous pouvons savoir si nous sommes en harmonie avec lui lorsque nous ressentons ces sentiments, ainsi que la joie. Notre Moi profond est vibrant, il est vibration. La joie authentique est ce qui nous fait vibrer. Quand nous sommes amoureux, notre Moi profond vibre en harmonie avec celui de l’autre personne. Nous pouvons le ressentir dans notre être, dans notre cœur, notre ventre. Alors ces deux Moi vibrants forment une troisième entité, une sorte de Moi du couple. Et il y a de la place pour les trois. Les trois vont alors vivre ensemble, dans le respect, l’amour et la bienveillance. Chaque personne va garder son espace de liberté, d’expérimentation, son unicité. Et le couple va avoir un espace pour lui aussi, un espace où vivre à deux.

Nos peurs viennent du mental. Elles ont été construites depuis notre enfance. Certaines sont très utiles, elles nous permettent de survivre dans cet environnement matériel. D’autres nous encombrent parce que notre mental s’y accroche alors qu’elles ne nous sont pas (ou plus) nécessaires. Pour nous en libérer, il est nécessaire de tout d’abord les accueillir, les reconnaître. Avec bienveillance, sans jugement ni culpabilité. Ca implique une grande honnêteté vis-à-vis de soi-même. Cette étape là n’est pas facile, elle peut prendre des années. Car le mental résiste : cette peur le constitue, il a réussi à survivre en sa présence, il en est devenu dépendant. Il a peur de ne pas pouvoir vivre sans. Il s’agit alors de se donner beaucoup de tendresse, de confiance et d’amour. Ca aide vraiment d’être soutenu par une personne aimante : parent, aimé, ami… Vient un moment où le corps va s’exprimer pour dire sa vérité. Pleurs, rires, tremblements. Notre Moi profond vient secouer notre mental et le ré-harmoniser par l’intermédiaire du corps. Nous sommes libérés d’une tension, d’un poids, que nous portions depuis des années.

Je crois aussi que les quatre éléments de la matière nous accompagnent et nous soutiennent toute notre vie.

La terre nous protège. Elle est la Pachamama, la mère nourricière, la matrice de la matière vivante. Elle est généreuse et protectrice. À chaque instant, nous pouvons nous y blottir, tout contre elle, dans un câlin apaisant. Nous y sommes reliés directement par notre corps, notre chair.

Le feu nous fait grandir. Comme les flammes partent du foyer pour monter vers les cieux, nous nous élevons, pont vertical entre la terre et le ciel. Nous nous dressons fièrement.

L’air nous fait avancer. Nous pouvons nous laisser porter comme une plume au gré du vent, ou bien nous reposer sur lui et choisir la direction vers laquelle nous souhaitons avancer, comme un oiseau.

L’eau nous nettoie. Elle emporte avec elle tout ce qui nous encombre, en ruisselant. Et elle nous régénère, jusqu’au fond de notre être. Elle purifie nos cellules et nous amène de la clarté.

La plupart des peurs et des violences résultent de la conscience que nous avons de notre finitude. Nous souffrons de notre imperfection, de nos limites. Pourtant, c’est notre raison de vivre. Nous sommes des particules d’univers qui jouent à expérimenter la matière, l’imperfection et la finitude. La beauté absolue, la joie suprême, l’Amour, l’infini, l’idéal… Nous ne pouvons les atteindre dans ce monde, ou seulement de manière très éphémère. Et tant mieux. C’est ce qui rend notre vie si précieuse et chacun de nous si unique. Avec notre corps et avec notre mental, nous avons tant à explorer, tant à savourer. Aimons-nous mortels, imparfaits, limités, uniques. Prenons soin de nous. C’est le premier pas vers le bonheur.

Note : Me revoilà ! J'avais des choses à exprimer au monde, et il a fallu ce temps de silence pour qu'elles se forment. Concernant les pubs sur ce blog, un bon conseil, qui vous en libérera ici et ailleurs : https://adblockplus.org/fr/

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